La musique traditionnelle québécoise : Bien plus qu’une musique du temps des fêtes

13 décembre 2012 à 13 h 18
 

« Colin a une poule, qui pond tous les matins diguedin… ». Vous entendez ces airs traditionnels dès que vous mettez le nez dehors durant la période des fêtes ? Vous vous dites qu’heureusement, on n’entend cette musique que durant le mois de décembre ?

Et bien détrompez-vous ! La musique traditionnelle est présente à l’année.

Petit cours d’histoire

D’où viennent ces airs mettant à l’honneur les violons, l’accordéon, la guimbarde, l’harmonica et sans oublier… les chansons à répondre ?

L’idée que la musique traditionnelle québécoise soit largement inspirée de la musique traditionnelle irlandaise fait consensus, mais les fines oreilles reconnaîtront parfois des airs ou des textes issus de nos cousins français (surtout de Bretagne et de Normandie). L’Écosse a également laissée son empreinte sur le répertoire traditionnel québécois. Pour faire une histoire courte, la musique traditionnelle québécoise a des racines celtiques indéniables.

Les néophytes ont souvent tendance à croire que la musique traditionnelle est nécessairement «vieille». Or, plusieurs pièces sont contemporaines ; au moment où vous lisez ces lignes, un violoneux est sans doute en train d’en composer une nouvelle!

Quelques particularités

À la fois musique de nos ancêtres et musique actuelle, elle est transmise depuis toujours par oreille. Accompagnée de podorythmie, activité qui consiste à se servir de ses pieds pour faire le rythme désiré, elle fait souvent giguer les danseurs et donne ainsi naissance à un répertoire aux rythmes variés.  Ainsi, vous entendrez des airs en 6/8 appelés « gigue », des airs en 4/4 appelés «reel» ou encore des valses en 3/4.

La musique traditionnelle à l’année

Au Québec, les amateurs de «trad» sont servis. À chaque semaine, plusieurs rencontres de musiciens permettent le partage de répertoire québécois et irlandais. Ces réunions ouvertes à tous sont appelées «sessions» ou «jam session».  Chacun apporte son instrument et avant la musique! Tout au long de l’année, une dizaine de festivals se consacrent à ce style de musique, sans oublier les troupes de danse qui se dédient à la gigue.  De plus, les populaires «Veillées du plateau» et les «Ceilis irlandais» permettent de se dégourdir les jambes en dansant au son des musiciens live.  Ces veillées de danse, animées par un «câlleur», font partie intégrante de notre patrimoine et de notre culture.

Si cet article vous a donné une envie folle de participer à une authentique veillée, mettez le 2 mars 2013 à votre agenda. Dans le cadre de la Nuit Blanche du Festival Montréal en Lumière, le Centre culturel Georges-Vanier organise une grande veillée de danse Québec-Irlande. Vous pourrez y entendre une dizaine de musiciens live, rencontrer des câlleurs en chair et en os et assistez aux performances de gigue contemporaine de La R’voyure.  Rendez-vous le 2 mars 2013 au 2450 Workman pour une soirée unique!

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