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  Membre de Culture Montréal depuis plusieurs années, mon travail ne me permettait pas de suivre de très près ses travaux. Maintenant retraité de l'Institut de coopération pour l'éducation des adultes (ICÉA), j'ai un peu plus de temps à consacrer à Culture Montréal, tout en continuant à pousser pour faire avancer l'éducation tout au long de la vie au Québec. Je souhaiterais vivement que le secteur de l'éducation des adultes ( au sens large) trouve de multiples moyens d'utiliser les étincelles culturelles afin de remettre en processus d'apprentissage ces trop nombreux québécois, près de 4 sur 10, qui n'arrivent pas à lire et comprendre un texte simple. Je crois fermement que les artistes de tout horizon ont leur place dans les centres d'éducation populaire, d'alphabétisation, d'éducation des adultes et dans les formations en entreprises. Des liens plus serrés entre Culture Montréal et l' ICÉA seront porteurs de nouveaux projets. Une autre activité assez énergivore mais passionnante est d'être le porte-parole du groupe non-partisan Montréal pour tous. Mis en place dans le MileEnd en 2010 à l'initiative de deux cinéastes documentaristes qui songeaient sérieusement à quitter le quartier faute de pouvoir faire face aux hausses de taxes, le groupe a d'abord mis son nez dans les budgets municipaux et plus particulièrement dans les évaluations et taxations foncières. Nous demandons aussi que les hausses de taxes tiennent compte de la capacité de payer des artistes, des propriétaires occupants qui n'ont de fonds de retraite ou des revenus qui n'augmentent pas. Nous demandons à Culture Montréal de se joindre à Montréal pour tous pour exiger de Montréal et de Québec des mesures fiscales permettant aux gens de continuer d'habiter leur quartier. Enfin mon intérêt pour la culture, et en particulier pour le cinéma, provient de mes années de travail comme intervenant social. J'ai eu la chance de travailler dès 1968 avec le cinéaste/scénariste Fernand Dansereau afin d'organiser des soirées publiques d'échange suite à la projection de ses films tels que St-Jérôme, Tout le temps, tout le temps. Puis avec le regretté Marcel Simard des productions Virage, nous avons mis sur pied Les Tournées communautaires Virage. Cela a permis a plusieurs films d'avoir une "deuxième vie" tels Love-moi, Le grand monde, une série de films sur le Sida : ces films ainsi que des comédiens ont servi d'étincelle afin de provoquer des échanges publics organisés par des groupes communataires ou syndicaux. Nous étions avant la lettre des médiateurs culturels!